Dans la nuit silencieuse, les ombres murmurent,
Sous le poids d’étoiles dont les lueurs s’éteignent.
La terre tremble, les rivières pleurent,
Mille voix s’élèvent, puis dans l’air s’éteignent.
Ô enfants de poussière, où courrez-vous,
Quand le ciel se détourne du soleil ?
L’heure ultime frappe un écho creux,
Et vos rêves s’enfouissent sous l’éteuil.
Je suis la tempête, je suis la flamme,
La main qui enchaîne vos destins.
Devant le trône de la nuit, prosternez-vous,
Car je suis justice, je suis lumière sans fin.
Les cités s’effondrent, châteaux de sable,
Roi ni mendiant ne tient plus rien.
Les océans montent, rivage instable,
Le temps lui-même ne guérit plus rien.
Ô enfants de poussière, où vous cacher,
Quand la vérité devient glaive tranchant ?
La balance penche à votre dernier soupir,
Et l’amour n’est qu’un nom pour le trépas.
Je suis la tempête, je suis la flamme,
La main qui enchaîne vos destins.
Devant le trône de la nuit, prosternez-vous,
Car je suis justice, je suis lumière sans fin.
Ah veni veni domine
Miserere nobis
Ah veni veni domine
Libera nos
Je suis la tempête, je suis la flamme,
La main qui enchaîne vos destins.
Devant le trône de la nuit, prosternez-vous,
Car je suis justice, je suis lumière sans fin.