Lyrics: Lionel Pasquier
Music: Patrice Thomas
Code noir !
Sur les pages de l’histoire
Des mots gravés au sang des innocents
Oubliés de nos mémoires
Les larmes n’ont même pas pu effacer
Le drame des populations qu’on a déportées.
Déportés, ouais ! Traités comme des chiens,
Car la traite est une pute qui ne porte pas son nom
Qu’aujourd’hui les puissances ont caché,
Car la honte des richesses, de l’or et des trésors pillés.
Code noir !
La triangulaire d’une secte séculaire sanguinaire, sans humanité,
Le mensonge qui les ronge au plus profond de leur vanité,
Et toutes ces âmes enchaînées qu’on n’a jamais pu libérer.
Code noir
Entassés comme des brebis égarées, dans des navires bien trop petits,
Comme le cœur de ceux qui les ont achetés !
Trahis par leurs frères, devenus des meubles,
Ils ont traversé la mer, séparés de frères et mères.
Code noir !
Code noir ! que l’on passe sous silence,
Car la merde ça pue et personne ne veut remuer
Code noir !
Car les siècles de galère pèsent sur les soldats inconnus
qui n’ont pas fini de ramer.
Code noir ! car l’Afrique est à la traîne, Haïti à l’âme en peine,
Et l’Amérique connaît la haine.
Code noir ! Car les ancêtres hantent les rêves,
Réclament leurs racines et la sève,
Réclament que les maîtres du monde crèvent
Code noir
Des coquillages brisés sous le poids des années,
Enfoncés dans des plages, arrachés de leurs pages
Code noir !
Exploités, spoliés, martyrisés, violés, fouettés,
Torturés, séquestrés, asservis.
Code noir
Assassinés, déportés, croisés, insultés, humiliés,
Déculturés, libérés, assimilés.
Code noir
L’histoire se répète, l’histoire s’oublie,
Quand l’encre devient presque invisible
Code noir
Les écrits restent, intangibles, car l’encre de l’âme indélébile,
Se cache mais n’est jamais fragile.
Code noir
Hommage à ces millions de femmes et d’hommes,
Enfants, ancêtres du royaume, empires corrompus
Par de la poudre et des bibelots.
Code noir
Qui ont construit, de par leurs forces,
Les richesses des pays du Nouveau Monde,
Qui n’ont jamais pu servir leur cause
Sous une hypnose vagabonde.
Code noir ! que l’on passe sous silence,
Car la merde ça pue et personne ne veut remuer
Code noir !
Car les siècles de galère pèsent sur les soldats inconnus
qui n’ont pas fini de ramer.
Code noir ! car l’Afrique est à la traîne, Haïti à l’âme en peine,
Et l’Amérique connaît la haine.
Code noir ! Car les ancêtres hantent les rêves,
Réclament leurs racines et la sève,
Réclament que les maîtres du monde crèvent
Code noir !
Manuscrit des crimes et cris, des Amériques aux ports d’Europe,
D’Afrique, de rois et de misanthropes.
Code noir !
Qui aujourd’hui devient code-barres,
Test ADN en désespoir, à nouveau se répète l’histoire.
Code noir !
Bien loin d’Auschwitz, car moins récent,
Pas de crime de guerre car commercial,
Ventre des êtres humains, c’est normal
Code noir !
Où sont passés tous ces médias ?
Les principes d’un pays qui donne des leçons
Et prône l’humain à l’unisson