Lyrics: Rudy Delaprez/Adrien Pierin Music: Paul Muselet/Flavio Braho Les rues en feu et d'autres mondes m'ont éclairé les nuits et je chantais pour eux Moi je traine avec les voyous et j'écris des chansons sur le rythme des horloges pour rester en vie.
On parle en morse sur messagerie cryptée Et pour t'éteindre il faut juste un briquet On s'habille en noir tout est très codifié Pourquoi faire simple quand on peut compliqué Et depuis la touche tout le terrain est miné Derrière la cagoule, regard déterminé Rien à foutre des carrières, on explose les barrières Sous la même bannière y aura pas de marche arrière L'art et la manière dès que je sors de ma tanière Les accès de colère, de folie passagère Alors on fait la guerre depuis naguère Et je lève mon doigt à tous leurs canadairs
Encore un commerce disparu, des condés y en a dix par rue Les yeux écarquillés je reconnais pas mon quartier A 4 heure du mat' c'est pas du Cacolac qu'on écoule On gueule plus qu'on écoute On joue à celui qui s'écroule T'as mis la playlist, tracé sur le périph T'as taggué "Nique la police" sur tous les murs et tous les plexiglass ça sert à rien certes, mais tu les emmerdes tous Ouais tu baises tout, ça t'apaise de ne plus retenir tes coups 7 heures le réveil sonne, quotidien qui t'assomme Tu redeviens personne, l’intérim c'est la zone Dans les tunnels de Metropolis les voies s'additionnent Dans l'estomac les anxiolytiques dansent le Madison
Terre, fer, violence, béton Notre orchestre joue toujours à contretemps Terre, fer, violence, béton Les hiboux de la nuit, nous volons comme avant. Terre, fer, violence, béton Je connais la ville par cœur quand les lumières s'éteignent Terre, fer, violence, béton Les hiboux de la nuit, nous volons comme avant.
Je suis la musique de la ville Le fer, le béton et la violence ont fabriqué mon archet noir Et j'écoute l'orchestre de la ville Le fer, le béton et la violence résonnent chaque nuit dans mon oreiller
Des milliers de versions de moi-même luttent chaque soir et encore des milliers d’autres se battent pour leur survie. Je suis les enfants qui ont appris la guerre trop tôt les enfants qu'on a laissés mourir de faim à Gaza.
De quelle guerre tu parles ? Toi qui subis tout au travail juste pour te faire arracher un samedi soir ? Tes amis font des saisons au service de touristes génocidaires et tes amies font le ménage aux airbnb pour leur survie.
Tu as vécu la crise (économique) à tes dix ans le confinement à tes vingt ans l'angoisse de ne pas avoir à payer son loyer Je sais pourquoi on lutte et qui sont les victimes et je ne dors plus je chante les nuits dans Athènes
Terre, fer, violence, béton Notre orchestre joue toujours à contretemps Terre, fer, violence, béton Les hiboux de la nuit, nous volons comme avant. Terre, fer, violence, béton Je connais la ville par cœur quand les lumières s'éteignent Terre, fer, violence, béton Les hiboux de la nuit, nous volons comme avant.