L'Etain Et La Sève

Où vont les vols de muse, au bout du néant ? Et le temps qui s’use à te rendre belle Belle à tout bout de champs, champ libre à nos ailes. Aux confins de ton reigne, à feu et à sang Sans que je ne saigne, je t’aime à tout fendre, L’écorce et l’instant, l’armure et la bise Nous, c’est autant de fleurs qu’un bouquet d’ivresse Aux alcools moqueurs. Aux vapeurs d’hier Résonne en silence l’écho de nos cœurs Passe le temps qui fond, dix ans que j’enlace Et que rien ne romp le rêve et la danse L’étreinte et l’alliance, l’étain et la sève.
Je reviens toujours sur mes pas Comme une erreur que l’on répare Mon regard dans ton regard Lui dit qu’il ne s’en ira pas Alors au clair de mon audace Je pose une main sur ton visage Et je t’embrasse Tu chantes un air de Dalida T’as jamais trouvé ça ringard : « Mon histoire, c’est l’histoire... » D’un amour qui n’en finit pas Le souvenir refait surface Quand sur le pont de nos soupirs On s’entrelace
Moi, c’est les les jours qui vont Cœur cousu de rêves ou bien d’illusions Chercheur d’irréel, au milieu des ruines Je repars au front. Toi, c’est des yeux de bombe Un rire qui s’envole et jamais ne tombe Une main qui me serre, si fort et si loin, Jusqu’au bout du monde.