Lyrics: Stick CMF
Music: Lionel Soulchildren/Greenfinch Prod
Dans les chansons je raconte ma vie,
mais dans ma vie j'ai rien à raconter.
Petit j'habitais dans une baraque hanté, mon beau-père picolait dans le bar à côté.
De temps en temps i'm'payait un morpion,
et i' m'appelait pareil.
Un jour j'ai gagné 50 francs,
il m'a r'pris un morpion et s'est pris une bouteille /L'odeur de la clope me rappelle mon enfance la daronne faisait pas de madeleine, de l'amour à la haine c'est les gamins qui trinquent quand le couple prend l'eau, quand le couple bat d'l'aile. On a grandit comme ça, mais y'a pire,
on le sait mais l'problème c'est qu'on sait qu'il y a mieux,
être athé c'est terrible, l'existence ça doit être moins pénible quand on sait qu'il y a Dieu /
Y'à la queue devant les épiceries solidaire, on est ceux qui n'iront pas au ski cet hiver. D'façon on sait pas en faire, à tous les coups on se péterait un truc.
Les chemins qu'on arpente sont parsemés d'embûches pas d'or à l'état brut
Être adulte c'est apprendre à remonter la pente même quand elle est abrupte... (sa mère la pfff...)/
À errer sans but, on effrait les riverains
dans rues mal éclairée d'une ville presque rose,
les parents priaient qu'il nous arrive rien,
nous on espérait qu'il se passe quelque chose.
On apprend rien quand l'école fait qu'punir,
au boulot on essaie d'tenir entre les pauses
La beuh fait plus d'effets et l'alcool fait plus rire,
donc petit à petit on augmente les doses /
La raison se repose et la folie fait l'taf,
Génération paumé, maudite ou sacrifiée
La vie de rêve n'est qu'une jolie pétasse
une Cendrillon droguée, gothique ou scarifiée.
On remplit des HP, des prisons,
Ils comprendront jamais c'que nous décrivons
Les cœurs dévastés ont vidé des sachets pour s'acheter des frissons
puis nous nous détruisons /
Dans les chansons je raconte ma vie,
mais dans ma vie j'ai rien à raconter.
On à déménagé dans une petite cité
mon beau-père à trouvé un autre bar à côté /
De temps en temps i'm'ramenait un morpion,
et i' m'appelait pareil.
Il est mort y'a 20 ans, j'ai rien ressenti,
j'commence à peine à avoir de la peine /
Les gens le prenaient pour un gentil beau mec,
mais ils étaient pas là quand il rentrait de nuit
Mon père habitait à 200 kilomètres,
ma mère m'a volé mon enfance près de lui.
J'le voyais aux vacances, il m'amenait à la pêche et on noyait l'poisson
C'était lui le plus fort quand j'y pense, à sa place y'en a plein qui seraient tombé dans la boisson /
Pas lui.