LE BILAN (Radio edit)

Lyrics: Lionel Pasquier/Steven Wonczeki Music: Lionel Pasquier/Steven Wonczeki Regarde nous Déjà 70 ans Abimés par le temps On file aussi vite que le vent Jeunesse ardente Pas de réseau pour draguer la gente Liberté s’évente Adossés sur une chaise pliante Je me remémore Les plages d’Alicante Regarde nous Maintenant Comme deux vieux croulants Esprit vif Mais traités comme patients Nous traitant de mourants Est ce là ce qu’on attendait tant? Comment veux tu Qu’on dresse le bilan N’oublie pas tes médicaments Histoire de dormir en marchant On était jeune et libre De petit à grand Victimes d’enfermement En attente d’enterrement Houlalala, toutes ces années résonnent Tous ces jours où tu charbonnes Une retraite qui étonne, aurais-je pu changé la donne? Car je n’ai plus la santé, oui je n’ai plus le contrôle Houlalala, trop d’images papillonnent Voyage dans les neurones, cloué dans sa zone Dans cette cage trop de murmures bourdonnent, Tout espoir s’écroule La vision attristée, D’une vie dévouée, Sans récompense à la clé (Ooh) On a affronté les épreuves du temps, Des hauts, des bas, mais toujours suivi le vent Regarde nous, laissés de côté, Toujours la corde au cou, Même notre épargne est taxée, Invalides, bien trop de rides, Plus de relations, coupés du monde, Nous voici à la dérive Les bras m’en tombent, Regarde ces proches ont déjà creusé nos tombes, Moi qui aurait voulu tant sauver ce monde, Me voici faire partie de cette hécatombe Houlalala, toutes ces années résonnent Tous ces jours où tu charbonnes Une retraite qui étonne, aurais-je pu changé la donne? Car je n’ai plus la santé, oui je n’ai plus le contrôle Houlalala, trop d’images papillonnent Voyage dans les neurones, cloué dans sa zone Dans cette cage trop de murmures bourdonnent, Tout espoir s’écroule Pour les papis, pour les mamies, Toutes les mains en l’air Ceux qui ont tant donné Ainsi qu’à reconstruire l’après guerre Personnes dans l’oubli Ceux qui ont fini pensionnaires Délaissés, maltraités, Manque de respect, presque tortionnaires Ancien hippies Finissent non décisionnaires Les victimes de maladies, de ces dérives sociétaires Laissés dans le mépris En quête d’un peu d’humanitaire Plus de décence, pour la reconnaissance Houlalala, toutes ces années résonnent Tous ces jours où tu charbonnes Une retraite qui étonne, aurais-je pu changé la donne? Car je n’ai plus la santé, oui je n’ai plus le contrôle Houlalala, trop d’images papillonnent Voyage dans les neurones, cloué dans sa zone Dans cette cage trop de murmures bourdonnent, Tout espoir s’écroule