Premiere Presse

[Verse 1 : SOLISTA]
Mon premier geste dès le matin c’est d’allumer une clope Je nettoie ma gueule de Scapin et j’calle un gros hiphop Tel un cyclope j’y vois mal j’ai fait la teuf avec mes potes hier Un BTS en poche je vais tafer pour des clopinettes Je n’ai pas la cote trop de pensées m’obsèdent Je lâche ce gospel, j’observe dans le rétroviseur les gens qui se prosternent Et dans ces hautes sphères, prospère, l’homme se perd, Car il subit sa propre chimère Tel Apollinaire, je n’ai ni dieu ni maître Je n’ai que faire de leurs repères qui n’ont ni queue ni tête Je suis instable et je vacille comme un château de cartes Quand je repense à ma jeunesse et mes châteaux de sable Et là je pète un câble et tape le point sur la table J’m’enrage, car ces barges sont tordues comme la tour de pise Ils n’attendent qu’une seul chose, c’est que tout se brise La vie nous pousse aux vices, car elle est éphémère Je veux me battre avec l’espoir comme dans l’odyssée d’Homer Ne me jette pas la pierre quand je flirte avec la Colombienne Rue de la colombette, l’alcool en tête plus rien à perdre j’en pète sur cet air de violoncelle La violence règne, on est sous influence, je sens la France qui se soulève, la boule au ventre Mon éloquence ne va pas se soumettre À bon tu penses un jour peut-être que je vais battre en retraite Et si je défonce au mic c’est car ils s’en prennent à mes rêves Idéologie trop raide, l’hémorragie progresse Les mots s’agitent oppressent dans cette démocratie de merde C’est la merde la liberté se voile la face Je vais faire face propos contestataires comme Balavoine J’appelle au Boycot car ces cloportes nous font les poches J’invite à voter blanc face au programme qu’ils nous proposent J’allume la flamme de ce bûcher qui foutra tout en cendre Pour que l’on déconstruise un jour tous ensemble
[Hook: SOLISTA] x2 Le temps passe vite tel un battement de cil ainsi va la vie et cetera