Music: Jean-Jacques Rousseau
Tant qu’a mon Colin j’ai su plaire,
Mon sort combloit mes desirs.
Quand je plaisois À ma Bergere,
Je vivois dans les plaisirs.
Depuis que son cœur me méprise
Un autre a gagne le mien.
Après le doux nœud quelle brise
Seroit-il un autre bien?
(D’un ton pénétré.) Ma Colette se dégage!
Je crains un amant volage,
Je me dégage À mon tour.
Mon cœur, devenu paisible,
Oubliera, s’il est possible,
Que tu lui fus cher/chere un jour.
Mon cœur, devenu paisible,
Oubliera, s’il est possible,
Que tu lui fus cher/chere un jour.
Mon cœur, devenu paisible,
Oubliera, s’il est possible,
Que tu lui fus cher/chere un jour.
Que tu lui fus cher/chere un jour.
Quelque bonheur qu’on me promette
Dans les nœuds qui me sont offerts,
J’eusse encor préféré Colette
A tous les biens de l’Univers.
J’eusse encor préféré Colette
A tous les biens de l’Univers.
Quoi qu’un Seigneur jeune, aimable,
Me parle aujourd’hui d’Amour,
Colin m’eut semble préférable
A tout l’éclat de la Cour.
(tendrement) Ah Colette!
Ah! Berger volage,
Faut-il t’aimer malgré moi?