Le devin du village:Scene 6: Duet: Tant qu'a mon Colin (Colette, Colin)

Music: Jean-Jacques Rousseau Tant qu’a mon Colin j’ai su plaire, Mon sort combloit mes desirs. Quand je plaisois À ma Bergere, Je vivois dans les plaisirs. Depuis que son cœur me méprise Un autre a gagne le mien. Après le doux nœud quelle brise Seroit-il un autre bien? (D’un ton pénétré.) Ma Colette se dégage! Je crains un amant volage, Je me dégage À mon tour. Mon cœur, devenu paisible, Oubliera, s’il est possible, Que tu lui fus cher/chere un jour. Mon cœur, devenu paisible, Oubliera, s’il est possible, Que tu lui fus cher/chere un jour. Mon cœur, devenu paisible, Oubliera, s’il est possible, Que tu lui fus cher/chere un jour. Que tu lui fus cher/chere un jour. Quelque bonheur qu’on me promette Dans les nœuds qui me sont offerts, J’eusse encor préféré Colette A tous les biens de l’Univers. J’eusse encor préféré Colette A tous les biens de l’Univers. Quoi qu’un Seigneur jeune, aimable, Me parle aujourd’hui d’Amour, Colin m’eut semble préférable A tout l’éclat de la Cour. (tendrement) Ah Colette! Ah! Berger volage, Faut-il t’aimer malgré moi?