Dieux contre Dieu (par Ponce Pilate, extrait du spectacle "Jésus, de Nazareth à Jérusalem")

Lyrics: Didier Golemanas Music: Pascal Obispo Qui est ce Nazaréen Qui fait des pieds et des mains Au nom d’un Dieu qui est le tien ? Et cette rumeur quelle est-elle ? Qu’elle ne vienne pas donner des ailes A ton bon peuple, à tes fidèles ! Que comptes-tu faire de la clameur Qui pointe du doigt « l’oppresseur » ? Épargne-moi cet imposteur ! Parc’que ton Dieu, Caïphe Ton Dieu, c’est bien lui le fautif ! Son pouvoir est inoffensif ! Contre Saturne et Jupiter Contre Vulcain, dur comme le fer Mercure et Mars, Dieu de la guerre ! Alors dis-moi, Grand Prêtre Ton Dieu comprend-il sa défaite ? Devant la beauté de Vénus L’ivresse éternelle de Bacchus Ou sous les flèches de Phébus ! Un seul Dieu, es-tu sérieux ? Cela me paraît prétentieux ! Quant à ce Nazaréen Tant que la Judée m’appartient Va et brise-lui les reins ! Je ne le veux pas dans mes murs Je n'veux ici aucun murmure Juste l'écho de mon armure. Je te rappelle que tu es là Parce que je veux bien de toi Un conseil, ne me déçois pas ! Et puis ton Dieu, Caïphe Moi je le trouve bien chétif Et tellement peu compétitif ! Face à L’amour de Cupidon Au grand royaume de Pluton Ou la protection de Junon ! Et maintenant Grand Prêtre Es-tu prêt à l’admettre ? Par la faucille de Cérès Par la noblesse de Diane chasseresse Et par Minerve, sage déesse ! Un seul Dieu n’est pas sérieux Et pour un seul homme, c’est trop peu ! Souviens-toi quand tu te couches Qu’il soit clair à ton réveil Qu’un rebelle contre Rome Est toujours un rebelle Même s’il n’a que Dieu à la bouche ! Surtout s’il n’a que Dieu... à la bouche ! Contre Saturne et Jupiter Contre Vulcain, dur comme le fer Mercure et Mars, Dieu de la guerre ! Alors dis-moi Grand Prêtre ton Dieu comprend-il sa défaite Par la faucille de Cérès Par la noblesse de Diane chasseresse Et par Minerve, sage déesse ! Un seul Dieu n’est pas sérieux Pour un seul homme, fût-il son fils, C’est trop peu, c’est trop peu, Un seul Dieu contre mes Dieux Pour un seul homme, fût-il son fils, Son fils C’est trop peu!