Lyrics: Émile Debraux
Music: Joseph-Denis Doche
Producer: Svarog
"Te souviens-tu?",disait un capitaine,
au vétéran qui mendiait son pain,
"Te souviens-tu qu'autrefois dans la plaine,
tu détournas un sabre de mon sein?
Sous les drapeaux d'une mère chérie,
tous deux jadis nous avons combattu;
je m'en souviens,car je te dois la vie:
Mais,toi,soldat,
dis-moi,t'en souviens-tu?
Je m'en souviens,car je te dois la vie:
Mais,toi,soldat,
dis-moi,t'en souviens-tu?
Mais,toi,soldat,
dis-moi,t'en souviens-tu?"
Te souviens-tu de ces jours trop rapides,
où le Français acquit tant de renom!
Te souviens-tu que sur les pyramides
Chacun de nous osa graver son nom?
Malgré les vents, malgré la terre et l'onde,
On vit flotter, après l'avoir vaincu
Notre étendard sur le berceau du monde:
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?
Notre étendard sur le berceau du monde:
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu!
Te souviens-tu que les preux d'Italie
Ont vainement combattu contre nous?
Te souviens-tu que les preux d'Ibérie
Devant nos chefs ont plié les genoux?
Te souviens-tu qu'aux champs de l'Allemagne
Nos bataillons arrivant impromptu,
En quatre jours ont fait une campagne:
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?
En quatre jours ont fait une campagne:
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu!
Te souviens-tu de ces plaines glacées
Où le français, abordant en vainqueur
Vit sur son front les neiges amassées
Glacer son corps sans refroidir son coeur?
Souvent alors au milieu des alarmes
Nos pleurs coulaient, mais notre oeil abattu
Brillait encore lorsqu'on volait aux armes:
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?
Brillait encore lorsqu'on volait aux armes:
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu!
Te souviens-tu qu'un jour, notre patrie,
Vivante encore, descendit au cercueil
Et que l'on vit dans Lutèce flétrie
Des étrangers marcher avec orgueil!
Grave en ton coeur ce jour pour le maudire
Et quand Bellone enfin aura paru,
Qu'un chef jamais n'ait besoin de te dire:
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?
Qu'un chef jamais n'ait besoin de te dire:
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?
Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu!
Te souviens-tu... Mais ici ma voix tremble
Car je n'ai plus de noble souvenir,
Viens-t-en l'ami, nous pleurerons ensemble
En attendant un meilleur avenir
Mais si la mort, planant sur ma chaumière
Me rappelait au repos qui m'est dû
Tu fermeras doucement ma paupière
En me disant: Soldat, t'en souviens-tu?
Tu fermeras doucement ma paupière
En me disant: Soldat, t'en souviens-tu?
En me disant: Soldat, t'en souviens-tu?!